Madonna révèle que Harvey Weinstein a dépassé les limites avec elle

Il y a un an et demi, la révélation de l’affaire Weinstein secouait Hollywood. Depuis de nombreuses stars se sont confiées sur le harcèlement qu’elles ont subi de la part du producteur et d’autres affaires ont éclaté. Madonna s’était très peu exprimée à ce sujet jusque-là. Dans un portrait que lui consacre le New York Times pour ses soixante ans, la star américaine se confie enfin et révèle que le producteur lui a fait des avances.

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C’était en 1991, Miramax, la société du magnat américain produisait alors son film In bed with Madonna. “Harvey a dépassé les limites avec moi et il flirté de manière incroyablement sexuelle et directe alors que nous travaillions ensemble ; il était marié à cette époque et je n’étais pas du tout intéressée”, explique la Ciccone. Elle confie également qu’elle savait qu’il avait déjà agi ainsi avec d’autres femmes de son entourage. “Nous nous disions : Harvey fait ça parce qu’il a beaucoup de pouvoir et tellement de succès et que ses films marchent bien et que tout le monde veut travailler avec lui, donc nous devons faire avec”, poursuit l’interprète de Like a virgin.

Argentine: manifestation contre la légalisation de l’avortement

À Buenos Aires, quelques milliers de personnes étaient rassemblées samedi 8 juin pour manifester contre le droit à l’avortement. Il y a dix jours, un groupe de députés a déposé devant le Congrès une nouvelle proposition de loi visant à autoriser l’interruption volontaire de grossesse. Un texte qui suscite une levée de boucliers chez les anti-avortement.

« On ne veut pas que l’avortement soit légal en Argentine ». Le message de ces jeunes manifestants est clair. La plupart d’entre eux portent noué à la main ou au cou un foulard bleu ciel sur lequel il est écrit « salvemos las dos vidas », « sauvons les deux vies ».

« Sauver la vie de la personne qui se trouve dans le ventre d’une femme est aussi important que sauver la vie de cette femme, raconte Daiana Acosta, étudiante. Vous le voyez bien, l’Argentine est complètement en faveur de la vie. Et pour des raisons politiques, on essaie de nous imposer une loi alors que les Argentins sont contre. »

L’Argentine est pourtant passée très près, l’an dernier, de légaliser l’interruption volontaire de grossesse. La proposition de loi a été approuvée par la Chambre des députés puis rejetée en août par le Sénat, à 7 voix près.

Immigration: les présidents américain et mexicain se félicitent du nouvel accord

Les présidents américain comme mexicain se sont félicités de l’accord trouvé entre les deux pays. Arraché au terme de trois jours d’intenses négociations, il permet d’éviter au Mexique d’éviter l’imposition de nouvelles taxes douanières en s’engageant à surveiller sa frontière pour limiter le flux d’immigrants clandestins.

Le 7 juin, le président mexicain López Obrador s’est rendu à Tijuana pour célébrer l’accord entre le Mexique et les États-Unis qui a permis d’éviter l’imposition de taxes douanières de 5% sur tous les produits mexicains entrant aux États-Unis. Il a exprimé sa satisfaction devant des milliers de Mexicains venus le soutenir lors d’un meeting « d’unité en défense de la dignité du Mexique et en faveur de l’amitié avec les États-Unis ».

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Accompagné par de nombreux gouverneurs, par des législateurs, des membres de l’opposition, des chefs d’entreprises et les principaux ministres de son cabinet, le président Lopez Obrador a voulu faire de ce meeting un acte d’unité nationale et de patriotisme, explique notre correspondant à Mexico, Patrick John Buffe. Il l’a par ailleurs organisé dans un lieu hautement symbolique puisqu’il s’est tenu au centre de Tijuana, une ville située à quelques pas de la frontière avec les Etats-Unis que cherchent à traverser tous les jours les migrants centraméricains.

Devant une foule acquise à sa cause et fort de l’accord avec les Etats-Unis, López Obrador a reconnu la volonté de Donald Trump de chercher une solution négociée. Pour cette raison aujourd’hui, il « ne lève pas un poing fermé mais une main franche et ouverte », a-t-il déclaré

Washington sanctionne durement le secteur de la pétrochimie ira

Les nouvelles sanctions sont la « preuve de la vacuité » du discours des États-Unis lorsqu’ils se disent prêts à discuter avec l’Iran, a réagi Téhéran au lendemain d’un nouveau pas de Washington dans le sens de sa politique de pression maximale sur l’Iran. Cette fois, un groupe pétrochimique, la Persian Gulf Petrochemical Industries Company (PGPIC), est visé.

n plus de la PGPIC, présentée par les États-Unis comme le plus grand groupe pétrochimique d’Iran, une quarantaine de filiales et d’agents à l’étranger sont également sanctionnés. Les biens de ces entités aux États-Unis ou contrôlés par des Américains sont bloqués. Washington impose aussi sa décision aux sociétés étrangères. Celles qui poursuivront leur partenariat avec la PGPIC et ses filiales s’exposeront à des sanctions américaines.

Dialogue de sourds

Le Trésor américain explique s’en être pris à ce groupe en raison de son soutien financier apporté aux Gardiens de la Révolution, eux-mêmes sur la liste noire des États-Unis. Par ailleurs, la PGPIC représente, selon Washington, 40% de la capacité de production pétrochimique iranienne et la moitié des exportations du secteur.

Pour Thierry Coville, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et spécialiste de l’Iran, cette décision pourra avoir un petit impact sur l’économie iranienne, mais le plus gros choc a déjà été encaissé avec les sanctions sur le pétrole et le secteur bancaire.

Le Sri Lanka choisi par l’EI parce que «défaillant en matière de sécurité»

Au Sri Lanka, une semaine après les attentats de Pâques, revendiqués par l’Etat islamique, l’enquête continue. Sur la foi d’informations fournies après l’arrestation du chauffeur de Zahran Hashim, présumé mort dans l’attentat contre l’hôtel Shangri-La, les policiers ont donné l’assaut à une maison abritant, selon eux, des jihadistes. Seize personnes dont six enfants ont été tuées la nuit dernière dans l’assaut de la police contre cette cache jihadiste, près de la ville de Kalmunai, dans l’est du pays. Au moins 94 personnes ont été interpellées depuis dimanche dernier et les autorités viennent d’interdire deux mouvements islamistes radicaux.

Il y aurait encore selon les autorités, plusieurs dizaines de terroristes potentiels en fuite sur le territoire. « Nous avons des informations selon lesquelles il y a environ 140 personnes au Sri Lanka liées à l’Etat islamique », a lancé vendredi le président Maithripala Sirisena. Selon le professeur Arie Kruglanski, de l’université du Maryland aux Etats-Unis que nous avons joint par téléphone, cela témoigne de l’ampleur de la pénétration du groupe Etat islamique dans le pays et dans l’ensemble de l’Asie du Sud.
C’est un phénomène général qui a commencé avant le recul du groupe Etat islamique mais qui s’est intensifié après la chute du califat. L’Etat islamique déploie ses tentacules dans toute la région et coopte des groupes jihadistes locaux… ça a été le cas aux Philippines, en Indonésie, au Bangladesh. La liste est très longue… Et le Sri Lanka n’a pas été épargné… En 2015, 45 musulmans sri-lankais sont partis en Syrie pour rejoindre les rangs de l’organisation Etat islamique. Et les groupes locaux comme le NTJ dont on a beaucoup parlé cette semaine se sont mis à son service… Voilà pourquoi les attaques de Pâques représentent une victoire immense et spectaculaire du modèle mis en place par le groupe Etat islamique ».

Les canaux du trafic de drogue et du crime organisé. Les enquêteurs cherchent aussi à saisir les motivations des jihadistes. Comment le groupe Etat islamique a t-il pu percer dans ce pays qui n’avait jamais connu ce type d’attentat commis au nom de l’islam ? Il ne faut pas chercher plus loin que les failles sécuritaires, selon le professeur Arie Kruglanski.

« Jusqu’ici le Sri Lanka était connu pour sa relative harmonie religieuse. Le seul conflit qui a marqué le pays opposait les Tamouls aux Cinghalais. Mais les religions vivent en paix. Il y a par exemple des officiers chrétiens et musulmans dans l’armée sri-lankais et personne ne s’est jamais plaint de discrimination religieuse. Le Sri Lanka a plutôt été choisi pour des raisons pragmatiques. Parce qu’il était défaillant en matière de sécurité. Il y avait des groupes musulmans sur place, une très faible sécurité… La possibilité d’utiliser des canaux qui étaient réservés dans le temps au trafic de drogue et au crime organisé. Les terroristes adorent ce genre d’endroits, parce que ça leur offre une garantie de succès ».

Le NTJ interdit ce samedi, Plusieurs cellules résiduelles seraient encore actives sur le territoire sri-lankais selon les autorités, qui ont interdit ce samedi 27 avril le NTJ, le National howheeth Jama’ath, ainsi qu’un groupe satellite, le Jamathei Millathu Ibraheem (JMI). Le NTJ était dirigé par Zahran Hashim, qui a effectué l’attaque suicide contre l’hôtel Shangri-La de la capitale Colombo avec un second kamikaze. Il apparaissait dans une vidéo diffusée par le groupe Etat islamique : on l’y voyait prêtant un serment d’allégeance au chef de l’organisation jihadiste Abou Bakr al-Baghdadi.

Comment le NTJ a-t-il pu monter une opération de cette ampleur sans être inquiété ?
« Il naviguait sous les radars mais les services de renseignement le connaissaient très bien, poursuit Arie Kruglanski. Et ils s’inquiétaient parce que ce groupe se radicalisait de plus en plus… Certains de ses prêcheurs faisaient des déclarations très inquiétantes. Ils incitaient à la violence contre les infidèles quels qu’ils soient, bouddhistes ou chrétiens. Certains disaient même que l’islam devait conquérir le Sri Lanka, mais ils n’avaient pas de revendications politiques… C’était religieux. C’est une organisation qui bouillonnait ces dernières années, qui était bien connue et surveillée de près à la fois au Sri Lanka et en Inde, mais comme le gouvernement n’a jamais voulu reconnaître la montée de l’influence du groupe Etat islamique, il n’a jamais fait les gros titres et c’est resté entre mains des services de renseignement ».

Le pétrole vénézuélien désormais sous embargo, les chavistes crient au complot

L’embargo américain sur le pétrole du Venezuela a débuté dimanche 28 avril. Cela ne va pas forcément pousser le président Maduro vers la sortie, mais risque en revanche d’aggraver la crise économique. Les partisans du président chaviste restent confiants et dénoncent la mainmise de Washington.

Le Venezuela abrite la plus grosse réserve d’hydrocarbure au monde. Mais en proie à une crise politique continue, les gouvernements successifs n’ont jamais su en tirer parti et n’ont pas su développer la compagnie nationale pétrolière, la Petróleos de Venezuela SA (PDVSA).
Il y a vingt ans, la PDVSA produisait plus de trois millions de barils par jour et employait près de 40 000 personnes. Son activité générait alors 96% des recettes en devises et la société s’est même implantée aux États-Unis, avec sa filiale Citgo.

Cependant, ces dernières années sous les gouvernements d’Hugo Chavez et de son successeur Nicolas Maduro, la production est tombée à son plus bas niveau. Après des années de mauvaise gestion, de sous-investissement et de corruption, la compagnie nationale est au bord de l’implosion et Caracas est désormais obligé d’importer du pétrole du Nigéria, mais aussi des États-Unis.
Ce nouvel embargo est un coup dur pour le Venezuela, dont l’économie repose essentiellement sur les revenus pétroliers. Ceux-ci représentent plus de 80% des ressources financières du pays
Désormais, Caracas ne pourra plus commercer avec des sociétés américaines et ses avoirs à l’étranger seront gelés. Il est également interdit à toute entité étrangère d’utiliser le système bancaire américain pour se fournir en or noir vénézuélien.

Incendie de Notre-Dame de Paris: la structure «est sauvée»

Ravagée lundi 15 avril au soir par un incendie, apparemment accidentel, la cathédrale Notre-Dame de Paris est défigurée mais ne s’est pas totalement effondrée grâce à l’intervention des pompiers qui ont sauvé la structure de l’édifice, que le président Emmanuel Macron a promis de « rebâtir ».

L’incendie qui a ravagé lundi la cathédrale Notre-Dame de Paris est maîtrisé, a annoncé dans la nuit, à 3h, heure de Paris, un porte-parole des pompiers. « L’incendie est éteint. On va continuer à surveiller les foyers résiduels et refroidir les parties chaudes, dont la charpente, tout en vérifiant que les flammes ne reprennent pas », a affirmé le lieutenant-colonel Gabriel Plus.

Le « pire a été évité », a estimé lundi soir Emmanuel Macron après l’incendie qui a emporté une partie de ce joyau de l’architecture gothique que le chef de l’État a promis de « rebâtir » via une souscription nationale et en faisant appel aux talents du monde entier.

La structure de Notre-Dame de Paris « est sauvée et préservée dans sa globalité », avaient affirmé un peu plus tôt les pompiers lundi soir après des heures d’angoisse.

Des heures de luttes contre les flammes

Plus tôt dans la soirée, Laurent Nuñez avait déclaré que le sauvetage de la cathédrale Notre-Dame n’était « pas acquis » malgré la mobilisation de quelque 400 pompiers et l’utilisation de 18 lances à eau. « Les sapeurs-pompiers attaquent cet incendie avec 18 lances à incendie, depuis l’extérieur mais aussi depuis l’intérieur, pour tenter de sauver cet édifice, ce qui, à l’heure actuelle, n’est pas acquis. »

« Le feu intéresse les deux-tiers de la toiture, qui s’est effondrée, ainsi que la flèche. Actuellement, la manoeuvre vise à préserver l’arrière de la cathédrale, où sont situées les oeuvres les plus précieuses, que nous sommes en train d’évacuer. Les oeuvres les plus précieuses ont été mises à l’abri », déclarait en début de soirée le général Jean-Claude Gallet, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, également présent sur place.

Il ajoutait : « La seconde manoeuvre concerne le beffroi nord, avec le risque d’effondrement des bourdons (cloches à son grave, ndlr). Si les bourdons s’effondrent, c’est l’effondrement de cette tour ».

Vue aérienne de l’incendie prise par un drone.

Pompiers de Paris

Le feu a pris dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d’Europe, ont indiqué les pompiers. L’incendie se serait déclaré aux alentours de 18h50, heure de Paris, selon le porte-parole de Notre-Dame qui ajoutait alors que « toute la charpente est en train de brûler. »

D’immenses flammes ont dévoré la toiture. Un large nuage de fumée grise, visible à des kilomètres à la ronde, s’échappait du bâtiment situé au centre de la capitale française, sur l’île de la Cité.

Impossible de larguer de l’eau

Environ 400 pompiers se sont mobilisés autour de l’édifice. Le largage d’eau par avion pour éteindre les flammes ne pouvait pas être une option, a indiqué lundi soir la Direction générale de la sécurité civile, car cela pouvait en effet entraîner l’effondrement de l’intégralité de la structure.

Dévorée par les flammes, la flèche de Notre-Dame de Paris, emblème de l’édifice datant du XIXe siècle, qui culminait à 93 mètres, s’est effondrée sur elle-même ainsi que la toiture.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a déploré un « terrible incendie ». La mairie a vite demandé de rester à l’écart de l’édifice et demandé d’évacuer la zone afin de laisser passer les secours pour qu’ils puissent intervenir.

Amassés sur les quais de Seine, les badauds regardent en silence les pompiers combattre l’incendie qui ravage #NotreDamepic.twitter.com/y4dFMIZRQK
François-Damien B. 15 avril 2019
« Sauver les œuvres d’art à l’intérieur »

Emmanuel Grégoire, maire adjoint à la mairie de Paris, a déclaré sur BFM que la priorité avait d’abord été « d’éviter que le risque d’effondrement fasse des victimes collatérales sur les riverains, les touristes ».

« Désormais, la double priorité est de sauver les œuvres d’art à l’intérieur qui peuvent l’être, car les dégâts seront majeurs. Ensuite, il y a la question du contrôle de l’incendie lui-même qui s’est étendu à toute la charpente et dont la violence est tout à fait spectaculaire », a-t-il ajouté.

Lundi soir, le recteur de la cathédrale a affirmé que la couronne d’épines et la tunique de Saint-Louis avaient été sauvées.

L’origine de l’incendie n’était pas connue dans l’immédiat. L’édifice est actuellement en réfection, un de ses flancs étant en particulier couvert d’échafaudages.

Macron et Philippe sur place

Emmanuel Macron, qui a annulé une importante allocution prévue ce lundi soir en réponse aux « gilets jaunes », s’est rendu sur le parvis de Notre-Dame de Paris. « Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous », a écrit le président sur Twitter avant de faire part de vive voix de son émotion. Le Premier ministre Edouard Philippe était également à ses côtés.

Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne. Le monument gothique du Moyen Âge est le bâtiment le plus visité d’Europe, environ 13 millions de touristes le visitent chaque année.

La Fondation du patrimoine va lancer ce mardi une « collecte nationale » pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris. « Cette collecte sera accessible le 16 avril à partir de midi sur le site http://www.fondation-patrimoine.org », a précisé la fondation.

L’enquête sur le sinistre a été ouverte pour « destruction involontaire par incendie » et confiée à la Direction régionale de la police judiciaire, a
annoncé le parquet

Libye: le HCR s’inquiète du sort des migrants pris dans les combats

Le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) demande la libération immédiate et l’évacuation des migrants incarcérés dans des centres de détentions exposés au conflit, qui fait rage dans le sud de Tripoli.Les combats entre les forces fidèles au gouvernement et celles du maréchal Haftar ont déjà fait 121 morts et près de 600 blessés, d’après l’OMS.

Alors que les violents affrontements entre les forces de l’armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar et celles du Gouvernement d’union nationale (GNA) ont déjà fait des dizaines de morts depuis le début de l’offensive de l’ANL, le 4 avril, les combats se sont concentrés ces derniers jours sur la banlieue sud de Tripoli, la capitale libyenne.

Or, « à Tripoli, il y a plus de 3 000 réfugiés qui sont dans des centres de détention et on a au moins trois centres de détention qui sont dans le Sud, beaucoup plus proches du conflit, et ils ne peuvent pas sortir », alerte Tarik Argaz, chargé de communication pour le HCR Libye. Situation d’autant plus préoccupante que les combats rendent difficile l’accès à ces populations. Le HCR a donc demandé, le 12 avril, la libération immédiate et l’évacuation de ces migrants, « parce que les autorités libyennes ne peuvent pas garantir leur protection ».

Mardi 9 avril, le programme des Nations unies a pu transférer 150 réfugiés d’un centre de détention d’Ain Zara « vers un centre du HCR qui est au centre de Tripoli, où on peut garantir leur sécurité ». Un début encore insuffisant, puisqu’il y a « plus de 1 400 personnes qui sont encore dans des centres de détention au Sud ».

Des détenus refusent d’être déplacés

Le HCR s’est également heurté à un écueil : 728 réfugiés et migrants détenus dans le centre de Qasr Bin Ghasheer, que l’organisation voulait transférer vers le centre de détention de Zintan, loin des affrontements, ont refusé d’être déplacés, demandant à être évacués hors de Libye. « C’est pour cela qu’on a lancé l’appel pour qu’il soient libérés. Comme ça, ils peuvent aller se protéger dans un autre endroit et ne pas rester exposés au conflit », justifie Tarik Argaz.

Par ailleurs, plus de 9 500 personnes ont été déplacées par les combats dans les environs de Tripoli, dont la moitié les 11 et 12 avril, toujours selon le HCR

Venezuela’s Ex-Spy Chief Hugo ‘El Pollo’ Carvajal Arrested in Madrid on US Drug Trafficking Warrant

Hugo Carvajal, ancien directeur des services de renseignements d’Hugo Chavez, a été arrêté ce vendredi 12 avril en Espagne à la demande des États-Unis qui l’accusent de collaborer avec le trafic de drogue.Hugo Carvajal était connu au Venezuela sous le surnom d’« El Pollo », « le poulet ». Il était directeur du contre-espionnage durant la présidence d’Hugo Chavez, avant de diriger l’office national contre le crime organisé et le financement du terrorisme.Mais dès 2008, le Trésor Public américain soupçonne Carvajal de soutien au trafic de cocaïne en lien avec la guérilla des Farcs en Colombie. Son nom figure sur la Liste Clinton des personnes les plus recherchées pour trafic de drogue.
En 2014, il est envoyé en tant que consul sur la petite île d’Aruba, dans les Caraïbes néerlandaises, où il se fait arrêter à la demande des États-Unis.Sauvé d’une extradition il y a cinq ans grâce à la pression du régime vénézuélien, celui qui était présenté comme l’un des hommes clés des régimes d’Hugo Chavez et de son successeur Nicolas Maduro s’est pourtant détourné de ses anciens alliés.En février dernier, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Hugo Carvajal dénonçait la « désastreuse réalité » que vivent les Vénézuéliens et appelait les militaires à se ranger du bon côté de l’histoire en soutenant Juan Guiado, autoproclamé président par intérim.
Il devenait alors le plus haut-gradé de l’armée à afficher ce soutien au principal opposant du régime Maduro.Il y a quelques jours encore, Hugo Carvajal disait détenir des informations sur les liens entre le régime et le trafic de drogue. Des informations qui, selon lui, devraient être entre les mains d’organes capables de les examiner.

Algérie: le général Tartag limogé, les renseignements aux mains de Gaïd Salah

En Algérie, le général major Athmane Tartag a été démis de ses fonctions. C’est ce qu’annonce l’agence officielle de presse ce vendredi soir, le 5 avril. Il était chargé de la coordination des services de sécurité, sous l’autorité du président de la République.

C’était l’un des derniers chantiers d’Abdelaziz Bouteflika : restructurer les services de renseignements. Le général Tartag avait été nommé conseiller du président en 2015, lorsque Mohamed Mediène, tout puissant chef des renseignements depuis 25 ans, était remercié.

L’objectif était pour le président de mieux contrôler les services de renseignements, en mettant certains services sous son contrôle, d’autres sous le contrôle de l’armée, qu’il considérait comme fidèle.

Ce vendredi, l’agence officielle de presse annonce que Athmane Tartag est limogé, trois jours après la démission du président algérien. Et toute la partie du renseignement qu’il dirigeait passe sous la tutelle de Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major. L’homme de 77 ans tient entre ses mains toute la structure du renseignement du pays.